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L'écotourisme en nouvelle-Calédonie

 

Un antique conservatoire de la nature

Flâner dans un véritable « Jurassic park » côté terre, ou dans un paradis aquatique côté mer, est en Nouvelle-Calédonie un rêve qui devient réalité.

Parsemée de végétation archaïque héritée du super continent Gondwana, auquel elle a appartenu il y a quelques 300 millions d’années, l’île est un éden tant minéral que végétal qui a conservé une part de son héritage de l’époque des dinosaures. Du fait de son histoire géologique, et de son insularité, la Nouvelle-Calédonie se place au cinquième rang des territoires les plus riches au monde en termes de biodiversité.

 

Des écosystèmes en équilibre

La naissance de l’île a donné lieu à la création de plusieurs types d’écosystèmes.

  • la forêt humide peuplée de kaoris, de houps et de grandes fougères arborescentes
  • la forêt sèche ou sclérophylle
  • le maquis minier et ses plantes arbustives
  • la mangrove qui cerne les deux côtes
  • le milieu marin dont la ceinture corallienne marque les anciens rivages de l’ère glaciaire.

 

La flore terrestre, un eldorado pour les botanistes
La faune terrestre, l’île aux oiseaux

La faune terrestre est très riche et très diversifiée pour les oiseaux et pour la faune de reptiles (scinques et geckos). 20 espèces d’oiseaux sont endémiques parmi les 142 recensées. Le plus connu, l’emblème de la Nouvelle-Calédonie, est le Cagou huppé (l’endroit le plus facile pour son observation est le Parc zoologique et forestier de Nouméa ). Un superbe oiseau au plumage gris-bleu capable de dresser sa huppe tel un chef indien lors de sa parade nuptiale. C’est une espèce protégée dont l'existence est menacée faute de pouvoir voler. Citons également le notou comme espèce endémique protégée dont on peut entendre les roucoulements graves dans la forêt humide,  ou encore la magnifique perruche d’Ouvéa, véritable trésor de l’île dont elle porte le nom.Un oiseau protégé lui aussi, qui ne vit que sur cet atoll des Loyauté, Ouvéa. On dénombre également 67 espèces de lézards et geckos dont 59 sont endémiques. Ils sont inoffensifs et très pratiques car ils gobent les moustiques alors gardez les précieusement dans votre chambre...

 

Le milieu marin : récifs et lagons, un patrimoine exceptionnel

Tout autour de la Grande Terre, sur 1600 km de long, une muraille sous-marine forme la deuxième plus grande barrière de corail au monde. Cette riche ligne de vie quasi continue cerne le lagon le plus vaste de la planète. La remarquable richesse de cet écosystème a été reconnue par l’Unesco en juillet 2008, date à laquelle 60% des récifs et lagons calédoniens ont été inscrits sur la liste du Patrimoine mondial de l’humanité.

Les coraux y sont multiples, tant dans leurs colonies que dans leurs couleurs et leurs formes et les poissons très nombreux ainsi que les requins lesquels ne sont généralement pas agressifs. Parmi les mammifères, la vache marine ou dugong, qui vit dans les herbiers, les baleines à bosse qui séjournent  dans les eaux calédoniennes durant l’hiver austral, de juin à septembre (voir notre rubrique « observation baleine »), et 3 espèces de dauphins, le dauphin tacheté, le dauphin à long bec et le grand dauphin. Toutes ces espèces sont protégées. Les eaux calédoniennes accueillent 4 espèces de tortues marines, toutes protégées également et des serpents marins dont le plus emblématique est le tricot rayé, jaune et noir ou bleu et noir. Son venin est extrêmement dangereux mais il est craintif, aussi le plongeur n’a-t-il rien à craindre. De nombreux oiseaux marins viennent nicher sur les îlots du lagon, dont le puffin et la sterne de Dugall.

 

Les réserves
Les différents types de réserves des provinces Nord et Sud ont pour objectif de préserver un environnement riche et fragile à fois. Les plus connus sont :

Terrestres :

Nouméa :

  • Parc zoologique et forestier Michel Corbasson : Implanté sur 36 hectares et à quelques minutes du centre de Nouméa, le parc présente une faune et une flore exceptionnelles.
  • Parc du Ouen Toro : cette réserve botanique abrite une des dernières portions de forêt sèche du territoire. On y trouve de nombreux sentiers de randonnées et la vue du sommet sur le lagon est à couper le souffle.

Grand Sud :

  • Le parc de la Rivière bleue : A 60 km de Nouméa, les 9.000 hectares de nature sauvage et grandiose du Parc provincial de la Rivière Bleue protègent la faune et la flore calédoniennes. Le parc possède de nombreuses aires aménagées et des sanitaires, le tout permettant le pique-nique et le camping.

 

  • Chutes de la Madeleine : Situées dans la Plaine des Lacs, les Chutes de la Madeleine arrosent continuellement un jardin naturel de buissons et de petits conifères. Classées "réserve botanique ", les terres alentours sont plantées d’espèces endémiques au territoire (farés et blocs sanitaires présents).

 

 

Région de Farino, Sarraméa, Moindou, La Foa :

  • Le parc des grandes fougères : il a pour but de protéger un milieu naturel exceptionnel et menacé : la forêt dense humide. C'est l'habitat de nombreuses espèces d'oiseaux qu'il est possible d'écouter et d'observer (notou, cagou, fauvette ...). De nombreux sentiers de randonnées sont proposés notamment au milieu des fougères arborescentes géantes.

 

Grand Nord :

  • Le Mont Panié : Point culminant de l’île avec ses 1629 mètres d’altitude, ce massif est une réserve provinciale de 5000 ha. Il est intégralement couvert par une forêt humide vierge d'une richesse unique au monde. L'accès y est réglementé.
    (Voir notre rubrique « Parc provinciaux »)

 

Marines :

Il existe plusieurs catégories d’aires marines protégées(AMP) : les réserves naturelles intégrales, les réserves naturelles, les aires de gestion durable des ressources, les parcs marins provinciaux.

Les zones inscrites au Patrimoine mondial de l’humanité à l’Unesco sont au nombre de 6 et représente une superficie de 15.000 km². Ce patrimoine exceptionnel est réparti entre l’atoll d’Ouvéa, le grand lagon Sud, la côte Ouest, la côte Est, le Grand lagon Nord, et les récifs d’Entrecastaux. On peut y effectuer de très belles plongées sous-marines.

 

Vu à la télé

La Nouvelle-Calédonie possède un environnement naturel exceptionnel que les professionnels de l’image n’ont pu ignorer. Ainsi le « Caillou » comme on surnomme l’île en référence à ses richesses minières, s’est-il retrouvé sous les objectifs et caméras du Commandant Cousteau, de Nicolas Hulot pour Ushuaïa, de Thalassa, de Yann Arthus-Bertrand, de la Chasse au trésor, ainsi que de Koh Lanta et d’Echappées belles pour ne citer que les plus connus.